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Les representations sociales et culturelles de la foresterie au Quebec: Une analyse de contenu des memoires soumis a la Commission Coulombe

Posted on:2012-11-25Degree:Ph.DType:Dissertation
University:Universite du Quebec a Chicoutimi (Canada)Candidate:Filion, MartinFull Text:PDF
GTID:1456390011954822Subject:Sociology
Abstract/Summary:
Depuis la sortie du film " L'Erreur Boreale " a la fin des annees 1990, une vaste commission d'etude a ete instituee dans le cadre de laquelle la population quebecoise a ete invitee a se prononcer sur la gestion de la foret publique quebecoise. Cette commission d'etude fut largement mediatisee, et pour cause ; elle arriva a un moment ou le debat sur la gestion de la foret publique quebecoise atteignait un point d'effervescence sans precedent et a donne lieu â des situations d'indiscussion ou de rupture communicationnelle, devenues perceptibles a l'echelle de la province et entre divers groupes d'acteurs, ou des idees socialement construites arrivaient en confrontation et ou des institutions se mettaient en place pour mieux tenir compte de l'opinion publique. Quels etaient les principaux enjeux du debat sur la foret ? Au plan sociologique, quelles etaient les valeurs, les logiques explicatives qui orientaient, alimentaient et structuraient le discours sur la foret ? Cette these tente d'y apporter certaines reponses.;Certains acteurs sociaux, politiques et economiques auront tendance a s'en remettre strictement a la science, la jugeant rigoureusement objective et particulierement assez pres de la realite. La science demeure toutefois un ideal rarement atteint, c'est-a-dire que les connaissances reputees objectives et verifiables peuvent toujours etre remises en question par des aspects qui echappaient au contexte initial de leur production. On doit plutot aborder les sciences qui sont, quant a elles, rigoureusement construites, et deviennent souvent sujets a la critiques. La democratie doit permettre l'expression des savoirs collectifs, lesquels comportent les ingredients d'un ideal collectif ou du bien commun. Aussi, les decisions politiques a l'egard des forets reposent sur deux referents majeurs que sont la science issue de l'activite professionnelle et l'exercice de la democratie.;Les fondements de l'action sociale issus de systemes d'idees que sont les representations sociales et culturelles, sont retenus comme voie d'exploration privilegiee. Les memoires ecrits, deposes dans le cadre de la Commission d'etude sur la gestion de la foret publique quebecoise, offrent une veritable opportunite en ce sens. D'abord, ils ont ete ecrits dans un contexte absolument independant de l'etude relative a la presente these. Aussi, ils constituent un grand nombre de textes de longueurs variees et parfois d'une longueur appreciable, ecrits par des acteurs aux visions tres variees et appartenant a des groupes qui le sont tout autant.;De maniere prealable et plus fondamentale, le fait d'appartenir a un groupe social donne influence-t-il l'orientation du discours et les fondements entretenus dans ce dernier ? Tres peu de travaux scientifiques ont ete realises a ce jour sur les phenomenes d'ordre sociologique relatifs a la foret, et ce, meme a l'echelle de l'Amerique du Nord. La foret demeure toutefois un bien public inestimable et peut se preter a une multitude d'usages et de vocations parfois mutuellement exclusives. Aussi, il devient plus que jamais necessaire d'avoir connaissance de ce que disent les divers acteurs impliques dans la gestion forestiere et les parties prenantes de cette derniere, notamment ceux qui ont participe aux audiences de la Commission Coulombe. Une analyse des modes de representation retenus dans les discours permettrait d'esquisser une interpretation de ce que peut representer une gestion que l'on souhaite voir s'harmoniser et s'integrer a la poursuite du bien commun.;Parce qu'elles predisposent a l'action et parce qu'elles orientent l'avenir, les representations sociales et culturelles ouvrent une porte a l'etude d'un sujet controverse qu'est celui de la foret. La superficie forestiere occupe pres de 44% du territoire quebecois (MRN, 2002). De cette superficie forestiere, qui atteint les 655 124 km2, 89% est de tenure publique. Quels types d'amenagements de la foret et quels types d'usage et de gestion peuvent tenir lieu de guide et faire autorite pour orienter nos choix et nos actions politiques, sociales et economiques ? A la suite des deliberations publiques, quels savoirs seront determinants ? Existe t-il des savoirs plus valables que d'autres, ou peuvent-ils se completer?;Au terme de l'analyse, non seulement les resultats viennent confirmer l'hypothese de depart mais ils revelent des prises de position tres nettes sur les pratiques forestieres. Dans l'ensemble, les resultats suivent une logique compatible avec les grandes theories explicatives de l'action sociale et de l'apprentissage collectif. On constate une grande richesse dans l'univers des idees et des valeurs liees a la foret.;Cet univers apparait maintenant seulement comme une photographie de la situation a l'epoque de la Commission Coulombe. Qu'en sera-t-il dans l'avenir ? Une etude longitudinale sur le contenu des memoires lors des consultations publiques subsequentes, permettrait de reveler un etat dynamique quant a l'organisation des idees collectives sur la question forestiere au Quebec. (Abstract shortened by UMI.).
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